ACoLJAQ - La Madeleine

Association de Coordination Des Loisirs des Jeunes et de lAnimation des Quartiers

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Article : La Madeleine: comment les associations se préparent à la baisse des subventions


La Madeleine: comment les associations se préparent à la baisse des subventions

Publié le 03/03/2015

PAR A-G BESSE

http://www.lavoixdunord.fr/region/la-madeleine-comment-les-associations-se-preparent-a-la-ia22b49741n2692368


Le maire l’a annoncé plusieurs fois : les services et les associations devront se serrer la ceinture. Pour l’harmonie et le comité des aînés, les dépenses sont très différentes mais l’objectif est désormais le même : trouver de l’argent ailleurs. Le point avec Christian Leignel, président de l’harmonie et du CAFA.


L’Harmonie

L’Harmonie compte 74 membres, et deux salariés, le directeur et son adjoint. En 2014, elle a demandé environ 19 000 € de subventions. Il faut dire que l’assurance des instruments coûte 1 250 €, et que les partitions peuvent coûter cher, jusqu’à 800 € pour une symphonie. Outre la subvention de fonctionnement, l’association demande aussi des aides pour des concerts exceptionnels, comme le week-end Musique royale des guides, le 19 avril à venir.

« Lorsque nous bouclons l’année, nous ne sommes pas en déficit, mais il ne reste plus grand-chose, explique Christian Leignel. Lors de la dernière assemblée générale, le 15 février, j’ai expliqué qu’il n’y aurait pas de repas de la Sainte-Cécile cette année, par manque d’argent et de volontaires pour le servir. Certains adhérents ne sont pas du tout enchantés mais mieux vaut dépenser l’argent pour faire de la musique que pour manger. Je suis pour la convivialité, mais aussi responsable des fonds versés par la ville. » Qui fournit aussi une aide logistique.

Alors, le repas de la Sainte-Cécile, ce sera peut-être les adhérents qui apporteront leurs denrées. L’association cherche aussi des mécènes.


Le Comité des aînés, fêtes et animations

Du côté du CAFA (comité des aînés, fêtes et animations), on en est à environ 180 adhérents, mais pas de salarié. En 2014, 22 400 € ont été demandés. Le CAFA anime des après-midi jeux de société, bridge et patchwork dans différentes salles de quartier, les chalets. Il organise aussi des sorties (intégralement à la charge des adhérents), mais la plus grande partie de son budget est consacrée aux colis de Noël et aux coquilles distribuées aux Madeleinois de plus de 70 ans, soit 1 100 colis cette année. Et il parvient à obtenir un repas de Noël complet (vins, foie gras, terrine de homard…) pour 21 €. « Nous avons demandé une subvention inférieure de 5 % par rapport à l’année précédente ; pour l’instant, nous n’avons pas besoin de sacrifier une manifestation (notre choucroute annuelle a rapporté 4 000 € en 2014). Nous demanderons au fournisseur de faire un effort sur le prix des colis de Noël, mais on sera peu impactés par cette baisse de subventions, car on a peu de frais », se réjouit, cette fois, Christian Leignel.


L’ACoLJAQ

L’ACoLJAQ, c’est 386 adhérents, près de 200 familles suivies, une dizaine de salariés. C’est aussi, en 2014, plus de 200 000 € de subventions.

L’Association de coordination des loisirs des jeunes et de l’animation des quartiers est un acteur incontournable de la ville, avec de multiples activités proposées : cours d’alphabétisation pour les adultes, atelier couture, accueils de loisirs et aide aux devoirs pour les enfants… Elle aide des jeunes et des familles à partir en vacances, et reçoit notamment de l’argent de la CAF.

L’ACoLJAQ propose de nombreuses activités aux familles et aux enfants. Ici, lors du carnaval organisé en mai 2014.

« Le fait que La Madeleine soit sortie du périmètre de la politique de la Ville nous a fait perdre des financements CUCS, et cela nous impacte beaucoup plus que la baisse des subventions de la mairie », explique Claude Blanchet, son président depuis novembre.

Auparavant, il a été l’adjoint de Sébastien Leprêtre pendant deux mandats. Lorsqu’il était chargé du sport, il a mis en place des critères précis (nombre de Madeleinois adhérents, résultats sportifs, formation des entraîneurs…) pour l’attribution des subventions.

Et depuis qu’il est passé de l’autre côté ? « Nous avons fait notre demande auprès de la mairie, on fera en fonction de l’argent reçu. Mais je ne me fais pas beaucoup de souci. »

Il promet que les salariés de l’ACoLJAQ ne seront pas impactés. Quels projets seraient alors menacés ? « Chaque année, les jeunes partent à l’étranger ; après l’Espagne l’an dernier, ce serait l’Italie. Si l’argent manque, nous ferons davantage appel à l’autofinancement. » L’an dernier, les jeunes avaient récolté des fonds en lavant des voitures. De même, les familles ont vendu du couscous pour partir en vacances.